Je ne sais plus ce que je veux : comment retrouver une direction ?

Je ne sais plus ce que je veux : comment retrouver une direction ?

Vous continuez à avancer, à répondre aux demandes, à faire ce qu’il faut. Pourtant, lorsqu’il s’agit de vous demander ce que vous voulez vraiment, rien ne vient.

Ou trop de réponses arrivent en même temps.

Changer de travail ou simplement ralentir ? Rester ou partir ? Persévérer ou reconnaître que quelque chose est terminé ? Tout remettre en question ou attendre que cela passe ?

Lorsque tout devient flou, le réflexe consiste souvent à chercher une grande réponse. Mais vous n’avez peut-être pas besoin de décider immédiatement de la suite de votre vie.

Cette perte de repères peut survenir après un burn-out, une séparation, un deuil, une reconversion professionnelle ou toute autre transition de vie. On peut alors se répéter : « Je ne sais plus quoi faire de ma vie », sans savoir par où commencer.

Vous avez d’abord besoin de retrouver l’endroit, en vous, depuis lequel une décision juste pourra émerger.

Pourquoi est-ce que je ne sais plus ce que je veux ?

Ne plus savoir ce que l’on veut ne signifie pas nécessairement que l’on n’a plus de désirs.

Il arrive simplement que ceux-ci soient devenus difficiles à entendre.

Cela peut se produire lorsque vous avez longtemps :

  • fait passer les besoins des autres avant les vôtres ;
  • pris des décisions en fonction de ce qui était raisonnable ou attendu ;
  • traversé une période éprouvante ;
  • vécu à un rythme qui ne vous permettait plus de vous écouter ;
  • multiplié les adaptations jusqu’à ne plus savoir lesquelles vous correspondaient réellement.

Vous n’avez pas forcément perdu votre direction. Vous avez peut-être perdu le contact avec les repères qui vous permettaient de la sentir.

Si vous souhaitez être soutenue dans cette période de transition, un accompagnement personnalisé peut vous aider à retrouver progressivement vos repères.

L’objectif n’est donc pas de fabriquer immédiatement un nouveau projet. Il est de faire suffisamment de place pour reconnaître ce qui est encore vivant en vous.

Ne cherchez pas tout de suite ce que vous voulez

« Qu’est-ce que je veux vraiment ? »

La question paraît simple. Pourtant, lorsqu’on se sent perdu, elle peut devenir immense et paralysante.

Elle semble demander une réponse définitive, comme s’il fallait soudainement connaître la bonne direction, le bon métier, la bonne relation ou la bonne manière de vivre.

Commencez par plus petit.

Au lieu de vous demander ce que vous voulez pour les prochaines années, demandez-vous :

Qu’est-ce qui ne me convient plus aujourd’hui ?

Prenez une feuille et complétez ces phrases sans chercher à bien écrire :

  • Je suis fatigué(e) de…
  • Je continue à accepter…
  • Je fais semblant que…
  • Je me sens à l’étroit lorsque…
  • Ce qui me manque le plus, c’est…
  • Si je pouvais retirer une seule chose de mon quotidien, ce serait…

Ne cherchez pas encore de solution. Faites seulement apparaître ce qui était resté diffus.

Le flou commence souvent à se dissiper lorsque les inconforts peuvent enfin être nommés.

Faites la différence entre une envie et une injonction

Nous portons tous des idées sur ce que nous devrions vouloir.

Réussir. Être utile. Rester forte. Préserver l’équilibre. Ne décevoir personne. Aller jusqu’au bout. Être reconnaissante de ce que nous avons.

Certaines de ces aspirations nous appartiennent. D’autres ont été intégrées au fil de notre histoire, de notre éducation ou des rôles que nous avons pris l’habitude de tenir.

Pour commencer à les distinguer, choisissez une décision qui vous préoccupe et posez-vous successivement ces trois questions :

Si personne ne connaissait mon choix, qu’est-ce que je préférerais ?

Si je n’avais personne à rassurer ou à protéger, qu’est-ce que je reconnaîtrais ?

Si je n’avais rien à prouver, qu’est-ce qui perdrait soudainement de son importance ?

Vous n’êtes pas obligée d’agir immédiatement selon vos réponses.

L’exercice sert à entendre votre voix avant de décider ce que vous souhaitez en faire.

Utilisez votre énergie comme un indice

Nous cherchons souvent nos réponses uniquement dans nos pensées. Mais lorsque celles-ci tournent en boucle, réfléchir davantage ne produit pas toujours plus de clarté.

Pendant une semaine, observez plutôt votre énergie.

Chaque soir, notez deux moments :

  • celui où vous vous êtes sentie la plus présente, intéressée ou vivante ;
  • celui où vous vous êtes sentie la plus absente, contractée ou vidée.

Il ne doit pas nécessairement s’agir de moments importants.

Une conversation peut vous avoir fait du bien. Une tâche apparemment anodine peut vous avoir épuisée. Vous pouvez avoir retrouvé de l’élan en marchant, en rangeant, en créant, en apprenant ou simplement en restant seule quelques minutes.

Au bout de sept jours, relisez vos notes et cherchez ce qui se répète.

Demandez-vous :

  • Qu’est-ce qui me nourrit ?
  • Qu’est-ce qui me coûte systématiquement ?
  • Avec qui puis-je être naturelle ?
  • Dans quelles situations est-ce que je me retiens ?
  • Quand est-ce que je me sens à ma juste place ?

Ces observations ne vous donnent pas un ordre à suivre. Elles vous fournissent des indices concrets sur les conditions dans lesquelles vous vous rapprochez ou vous éloignez de vous-même.

Si cette perte de repères s’accompagne d’un mental qui tourne en boucle et de tensions persistantes dans le corps, découvrez également l’approche corporelle de La Trame.

Imaginez un mardi qui vous ressemble

Lorsque l’on cherche une nouvelle direction, on imagine facilement une autre vie : une reconversion parfaite, un nouveau lieu, davantage de liberté ou une relation enfin apaisée.

Ces images peuvent inspirer. Elles peuvent aussi rester si lointaines qu’elles ne nous apprennent rien sur ce dont nous avons besoin maintenant.

Imaginez plutôt un mardi ordinaire qui vous conviendrait.

Pas une journée de vacances. Pas une vie sans contraintes. Un simple mardi.

À quelle heure commence-t-il ?
Quel rythme avez-vous ?
Avec qui passez-vous du temps ?
Quelle place accordez-vous au silence, au mouvement ou à la création ?
Qu’est-ce qui est absent de cette journée ?
Comment aimeriez-vous vous sentir le soir venu ?

Relisez ensuite votre description et repérez un élément que vous pourriez introduire dans votre vie actuelle.

Vous ne pouvez peut-être pas changer immédiatement d’activité. Mais vous pouvez parfois modifier un rythme, préserver une heure, poser une limite ou reprendre contact avec quelque chose que vous aviez abandonné.

Transformez votre question en expérience

Certaines réponses ne peuvent pas être trouvées uniquement par la réflexion. Elles ont besoin d’être éprouvées.

Vous vous demandez si vous aimeriez écrire ? Écrivez vingt minutes.

Vous envisagez une nouvelle activité ? Rencontrez une personne qui l’exerce.

Vous pensez avoir besoin de davantage de solitude ? Réservez-vous une demi-journée sans sollicitations.

Une ancienne envie revient régulièrement ? Accordez-lui une place, même minuscule, cette semaine.

Considérez cela comme une expérience, pas comme un engagement.

Après l’avoir vécue, notez :

  • Ce moment m’a-t-il donné ou pris de l’énergie ?
  • Ai-je eu envie qu’il se prolonge ?
  • Qu’est-ce qui m’a semblé naturel ?
  • Qu’est-ce qui m’a résisté ?
  • Ai-je envie d’essayer une seconde fois ?

Une expérience réelle vous apprend souvent davantage que dix scénarios imaginés.

Le test des trois prochains pas

Lorsque vous hésitez entre plusieurs directions, écrivez trois actions possibles.

Par exemple :

1. Ne rien changer pendant un mois et observer ;

2. Demander des informations sur une autre possibilité ;

3. Commencer à préparer concrètement une transition.

Pour chaque option, complétez les phrases suivantes :

  • Si je fais cela, je préserve…
  • Si je fais cela, je risque…
  • Si je fais cela, je rends possible…
  • Lorsque j’imagine ce pas, je me sens…

Ne cherchez pas l’option sans risque. Elle existe rarement.

Cherchez celle qui vous permet d’obtenir une information nouvelle, de retrouver un peu de mouvement ou de vous respecter davantage.

Vous n’avez pas à choisir aujourd’hui votre destination finale. Vous avez seulement à choisir le prochain pas qui vous permettra de voir la suite plus clairement.

Que faire aujourd’hui, concrètement ?

Si vous ne savez plus ce que vous voulez, ne vous donnez pas une nouvelle mission impossible.

Prenez vingt minutes et répondez seulement à ces quatre questions :

1. Qu’est-ce qui me pèse le plus actuellement ?

2. Qu’est-ce qui me fait encore du bien, même légèrement ?

3. De quoi aurais-je besoin davantage ?

4. Quelle petite expérience puis-je tenter dans les sept prochains jours ?

Puis choisissez une action et inscrivez-la dans votre agenda.

Pas lorsque vous aurez davantage de temps.
Pas lorsque vous serez certaine.
À un moment précis.

Votre première décision n’a pas besoin de changer votre vie. Elle doit simplement vous permettre de reprendre contact avec elle.

Questions fréquentes

Est-il normal de ne plus savoir ce que l’on veut ?

Oui, cette sensation peut apparaître lors d’une période de fatigue, de transition ou après avoir longtemps fonctionné en priorité pour les autres. Elle mérite d’être écoutée, sans être immédiatement interprétée comme la preuve que toute votre vie doit changer.

Comment savoir ce que je veux vraiment ?

Observez moins ce que vous pensez devoir vouloir et davantage ce qui vous donne de l’élan, ce qui revient régulièrement et ce que vous choisiriez sans avoir à obtenir l’approbation de quelqu’un.

Dois-je prendre une décision rapidement ?

Sauf situation urgente ou dangereuse, vous pouvez commencer par expérimenter de petits changements. Une décision devient souvent plus claire lorsque vous disposez d’éléments vécus plutôt que de simples hypothèses.

Pourquoi est-ce que je change constamment d’avis ?

Vous essayez peut-être de concilier plusieurs besoins, plusieurs peurs ou plusieurs attentes contradictoires. Les séparer par écrit permet de comprendre ce qui change réellement d’une option à l’autre.

Comment se retrouver quand on s’est longtemps oubliée ?

Commencez par réintroduire de petits espaces dans lesquels vous n’avez aucun rôle à tenir : marcher, écrire, créer, rester seule, reprendre une activité ou observer simplement ce que vous ressentez. Se retrouver se construit souvent par des rendez-vous réguliers avec soi, pas par une révélation soudaine.

Vous n’avez pas disparu

Lorsque vous ne savez plus ce que vous voulez, vous pouvez avoir l’impression d’avoir perdu une partie de vous-même.

Pourtant, vous n’avez pas disparu.

Vous êtes peut-être enfouie sous la fatigue, les habitudes, les responsabilités et les décisions prises pour continuer à avancer. La réponse ne consiste pas nécessairement à tout quitter ou à devenir quelqu’un d’autre.

Elle commence parfois par une chose beaucoup plus simple : cesser quelques instants de chercher la bonne réponse et écouter ce qui, en vous, demande encore à vivre.

Chaque parcours est singulier. Vous pouvez découvrir mon approche et mon parcours avant de décider si ma manière d’accompagner vous correspond.

Vous avez besoin de mettre des mots sur ce qui reste confus ?

Un premier échange peut vous aider à faire le tri, sans vous engager dans une direction déjà décidée.